Chinois-Reisen

Salut,

Faire un voyage organisé, ça te tente? Nous oui. Une nouvelle expérience. L’inconnu organisé … en chinois, avec des chinois … uniquement des chinois. L’immersion dans la nouvelle « touristite » chinoise. Aurons-nous une casquette jaune? Comment allons-nous communiquer? Va-t-on devoir acheter des matelas thérapeutiques ou des couvertures miraculeuses?

La Vallée de Jiuzhaigou et les terrasses de Huanglong forment notre cible. Difficiles d’accès aux confins du Tibet, ces destinations sont offertes en « package » de 3j par les hôtels de Chengdu, en bus (8-12h) ou en avion (45mn). Plus encore que les beautés des sites que nous allons voir, l’idée de voyager à la chinoise, l’idée de suivre une demi-portion hissant haut le fanion de son agence de voyage m’enthousiasment.

C’est parti. Pick-up à l’hôtel 5h avant le départ annoncé de l’avion … qui finalement aura 1h de retard. Il fait 10C à notre arrivée, à 3400m d’altitude. Devant le bus, je me surprends à dire aux enfants « Dépêchez-vous! Allez nous prendre une bonne place. » Ça y est, je suis un touriste chinois. Des sourires s’esquissent. Nous découvrons Sporty, Bon gars 1, Bon gars 2, Tire la tronche, Pauvre gars (mari de Tire la tronche), Frisette, Copine de Frisette, Vomito, Gentille, Moustache, Problemo, et 3-4 nobodys.

Il faut 1h30 de bus et de virolets pour rejoindre Jiuzhaigou, 1h30 durant laquelle Mimi, notre guide chinoise débite 2000 calligrammes à la minute. Moustache suit. Tire la tronche la tire. Je m’isole. J’écoute de la bonne musique.

L’hôtel choisi ne nous plaît pas. Les matelas ont été coulés dans des sièges de voitures de sport allemandes. La chasse ne chasse pas. Nous n’avons pas touché au petit déjeuner : ail, oignons frais, etc. De toute façon, nos amis chinois avaient déjà dévalisé le buffet.

8h, nous partons en bus pour Jiuzhaigou. Mimi débite. Elle nous vend le spectacle folklorique tibétain (chinois) de la soirée. Nous faisons la file. Nous sommes des milliers, il y a très peu d’occidentaux, Violette est la star, nous nous battons, nous y arrivons: nous voilà dans un des nombreux bus-navettes du parc national de Jiuzhaigou. Le parc se visite en bus « hop on hop off » et à pied pour les plus vaillants dont nous faisons naturellement partie. La qualité de la lumière et les minéraux submergés donnent aux torrents et aux étangs une magie sans pareille. Voyez plutôt:

 

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Le soir, nos copains – qui n’ont pas pu échapper à la visite obligatoire rendue à une « famille traditionnelle » – viennent nous prendre à l’hôtel pour aller au spectacle, en bus. Le spectacle est divertissant. Nos amis chinois applaudissent et vivent le spectacle à fond. Nous rentrons en taxi avec Gentille qui est très gentille. Nous apprenons que nos amis sont pour l’essentiel des fonctionnaires des impôts.

8h, nous partons en bus pour Huanglong. Mimi débite. On applaudit. Gentille nous explique que Mimi a gagné le Prix de la meilleure guide. Gentille devient notre chaperonne. Mimi en a décidé ainsi. Sur le chemin, nous nous arrêtons 45 minutes dans un marché de médecine chinoise, puis 1h dans un « village traditionnel », et encore 30mn dans le commerce du chauffeur du bus – il vend de la viande de yak et des friandises sino-tibétaines. J’achète. Nous nous arrêtons encore chez un homme en blouse blanche qui souhaite nous vendre des potions contre le mal d’altitude (nous naviguons entre 2400m et 4000m). Bon gars 1 achète. Vomito et Problemo n’achètent pas : erreur!?!

Nous faisons la file. Nous sommes des centaines, il y a très peu d’occidentaux, Violette est la star, nous n’avons pas à nous battre. Nous y arrivons: nous voilà aux télécabines qui nous emmènent à 3400m pour nous promener sur des passerelles et escaliers en bois pendant 3h et pour voir des terrasses calcaires d’une beauté impressionnante. Voyez un peu:

 

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Et nous rentrons, le plus normalement du monde, en bus pour être à l’aéroport 3h avant le départ de notre avion avec Tire la tronche qui cherche à me doubler dans la file.

Tu t’attendais à plus de chinoiseries, plus de mauvais plans? Nous oui. Somme toute, voyager avec nos amis chinois était fort sympathique. Notre regard a changé. Des êtres froids et rustres découverts le premier soir à l’aéroport, nous sommes arrivés à la conclusion que nous avions autour de nous des gens prévenants, attentionnés et sachant être généreux. Dans un pays de 1.5 milliard d’habitants, peut-être est-il normal de jouer des coudes et de vouloir toujours passer devant l’autre.

Voici quelques-uns de nos compagnons. Les autres étaient trop timides, ou inquiets de ne pas trouver un siège dans la salle d’attente, ou alors ils ne nous aimaient pas, tout simplement.

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Gruss et merci à Raphy de nous avoir chaudement recommandé ce bout de paradis

Benjamin

 

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